•   Mélancolie automnale


    Mélancolie automnale (glose en quatrain à rimes plates)

    Cet automne parait, apportant ses couleurs
    Ses souvenirs aussi ; ceux qui font les douleurs
    Qui torturent l'esprit, ce qui tant m'indispose
    Laissez-moi. Que ma porte aujourd'hui reste close ;

    Les visages aimés submergent ma mémoire
    En cortège bruyant, crayonnent un grimoire
    Au parfum de regret, celui de leur destin
    N'ouvrez pas ma fenêtre au vent frais du matin ;

    Déjà l'aube d'un jour pluvieux et blafard
    Se lève à l'horizon rubané de brouillard
    De lourds sanglots me font sombrer dans la névrose
    Mon cœur est aujourd'hui misérable et morose.

    De ce corps torturé je n'attends plus la vie.
    Ho ! cette bête immonde et jamais assouvie
    Me donne du dégoût, me conduit au ravin
    Et tout me parait sombre et tout me semble vain.





    Henri de Règnier ( la voix)

    «Laissez-moi. Que ma porte aujourd’hui reste close ;
    N’ouvrez pas ma fenêtre au vent frais du matin ;
    Mon cœur est aujourd’hui misérable et morose
    Et tout me paraît sombre et tout me semble vain.»

     


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  • La petite fille aux allumettes

    L’enfant peu vêtue
    Marche dans la neige froide
    Nonchalance du passant

    Le coin d’une rue
    Quête d’une main tendue
    Pas d’argent dans la sébile

     séparateurla suite de l'histoire et sa fin

    Une flamme bleue
    De petits pieds nus devant
    Un pauvre minois transi


    Le tison s’éteint
    Un  corps chute dans la rue
    Mort de faim, les gens s’écartent

     


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  • J’ai vu danser mon âme, nue, en tes yeux
    Elle valsait au rythme de ta tendresse
    Enlaçant tendrement, ton être profond.
    Heureuse et libre.

    J’ai vu naître en ton cœur un amour profond
    Illuminant la prunelle de tes yeux
    Écrins chatoyants d’un joyau de tendresse
    D’or et d’argent

    J’ai vu se lever un vent tout de tendresse
    Souffler doucement sur le lagon profond
    Aux rives de tes cils bruns, de tes beaux yeux.
    Vénus s’y noie

     

    forme:contrainte Oulipo


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  • briser la chaîne


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  • Silences fracassants

    Qu'aux silences fracassants de l’aphasie*
    Succède, de mes mots, le bruissement
    De mes lèvres coulant aussi follement
    Que l’eau d’une rivière, avec frénésie !

    Ma pudeur s’agite et devient cramoisie
    Si d’aventure, il faut faire compliment
    Qu'aux silences fracassants de l’aphasie
    Succède de mes mots, le bruissement

    L’adage familial, la bourgeoisie,
    Ont étouffé, très tôt l’élan si charmant
    D’une enfant câline, oisillon de tourment.

    Alors, que vienne la palingénésie*
    Qu'aux silences fracassants de l’aphasie
    Succède, de mes mots, le bruissement.
    ---------------------------
    Succède, de mes mots, le bruissement
    Aux silences fracassants de l’aphasie
    Mêlés aux chants du cosmos nourri d‘ambroisie.

    Mon cœur murmure des aveux, doucement
    Mes yeux parlent pourtant, désespérément
    Mais mon larynx, est atteint par l’amnésie

    Succède, de mes mots, le bruissement
    Aux silences fracassants de l’aphasie
    Je n’ai jamais su m’exprimer autrement
    Qu’avec un crayon même pas fantaisie !!!

    Dire « je t’aime » est telle la poésie
    Que je t’écris ; Entends son balbutiement !
    Succède, de mes mots, le bruissement
    Aux silences fracassants, de l’aphasie.

    (sonnetin en miroir)

    aphasie : privation de parole
    palingénésie : renaissance

     


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